12. O conjuntivo

Le conjuntivo portugais, au Brésil on préfère le term subjuntivo, est utilisé dans le meme contexte que le subjonctif francais. Il exprime une attitude subjetive à l'égard des événements hypothétiques. Si quelqu'un craint quelque chose, "Je crains qu'il fasse des bêtises", s'il veut quelque chose, "Je veux qu'il le fasse", si quelqu'un aime quelque chose, "J'aimerait qu'il soit honnête" etc. il n'a pas une attitude neutre envers la réalité. Dans le cas qu'il y a un évaluation subjective on utilise le conjuntivo, en portugais comme en espagnol.

Cela ne veut pas dire que l'utilisation soit 100 pour cent la même, que chaque verbe qui demande le subjonctif en portugais le fait aussi en français, mais cet auteur dirait que en 90 pour cent des verbes c'est le cas. Une exception est le verbe espérer qui seulement dans des phrases negatives demandent le subjonctif, "J'espère qu'il vient" <=> "Je n'espère pas qu'il vienne". Dans n'importe quelle autre langues romanes espérer demande le subjonctif. (Ce qui est très justifié, parce que si on espère quelque chose, on n'est pas neutre. Il y a une différence entre 1) "Il aura un accident" et 2) "J'espère qu'il aura un accident". Dans le cas 1) nous avons une simple constation d'un fait, il se peut qu'il craint que l'autre ait un accident ou qu'il espère que l'autre aura un accident, nous ne le savons pas. Pourtant espérer demande l'indicatif en français.)

Un autre aspect qui demande le subjonctif c'est l'insecurité, quoique là aussi quelques fois il y a des incohérences. Croire, douter, supposer demande le subjonctif seulement dans des phrases negatives.

Je crois qu'il vient. <=> Je ne crois pas qu'il vienne.

En portugais acreditar (croire) marche comme en francais. Dans de phrases negatives il demande le conjuntivo, dans des phrases affermative l'indicative.

Acredito que ele vem. <=> Não acredito que ele venha.

Le verbe supposer marche en francais comme douter et ne demande le subjonctif que dans des phrases négatives.

Je suppose qu'il vient. <=> Je ne suppose pas qu'il vienne.

En portugais, si nous simplifions un peu, on utilise l'indicatif dans les deux cas.

Suponho que ele vem. <=> Suponho que ele não vem.

Ces exemples montrent qu'il y a des differences entre une langue romanes et une autre et quelques fois on pourrait meme dire que l'usage n'est pas très cohérent. Pourtant l'auteur de ces lignes dirait qu'en général on peut confier dans son "intuition linguistique", ce qui signifie qu'en général un verbe portugais demande le même mode que le verbe correspondant francais.

Suivant la même logique, les conjonctions et les expressions idiomatiques qui expriment incertitude, intentions, irréalité demandent aussi le subjonctif.

Quoi qu' il dise, ils ne le croiront pas.
Il fait beaucoup de sport de manière qu' il soit en forme.
A condition qu' il ne soit pas malade, il peut aller à l' école.

Nous allons voir dans le chapitre sur les conjonctions que bien que la règle générale soit la même dans toutes les langues romanes et l'auteur dirait que presque toutes les conjonctions qui demandent le subjonctif en français, voir une exception ci-dessous, le demande aussi en portugais, il y a des incohérences. Dans la phrase suivante par exemple il s'agit d'un simple fait objetivement correct, pourtant la conjonction française quoique aussi bien que la conjonction portugaise embora demande le subjonctif. C'est incohérent dans le deux langues. (En espagnol on utilise l'indicatif, dans ce cas là.)

Bien qu'il soit riche, il n'est pas heureux. <=> Embora seja rico, não é feliz.


Nous n'avons pas une évaluation subjective ici, rien que puisse justifier le subjonctif. En espagnol on utiilise l'indicatif dans ce context.

Un autre aspect qui demande le subjonctif en portugais c'est l'insécurité et à cet égard il y a une grande difference entre le français et le portugais. Nous allons voir dans le chapitre 12.2.5 que le portugais fait une distinction entre insecurité en ce qui concerne le moment où l'événement se produira et evaluation subjetive. Cette distinction n'est pas faite en francais. En portugais on utilise le futuro do conjuntivo, un temps verbal qui n'existe dans aucune autre langue, s'il n'est pas claire quand l'événement se produira et le presente do conjuntivo, voir 12.2.1, si un événement qui se produira hypothétiquement dans le futur est evalué subjetivement. Cette distinction n'est pas tout à fait absurde. Regardons ces phrases.

Quand il viendra, je le lui demaderai. <=> Se ele vier, eu pergunto-lhe.

Dans ce cas là on utilise le futur d'indicatif en français, mais il futuro do conjuntivo en portugais. C'est un des cas rares où une conjonction en français demande un autre mode verbal qu'on portugais.

Ce qui rend l'usage du conjuntive plus compliqué c'est le fait que, comme dans le cas où le verbe / la conjonction demande indicatif, il faut respecter la concordance des temps. La notion concordance des temps décrit simplement le fait que les événements se déroulent sur une ligne de temps, autrement dit, il faut les raconter dans l'ordre chronologique juste.

faux: Il ne pouvait pas entrer chez lui, il perd sa clé. <=> correct: Il ne pouvait pas rentrer chez lui, il avait perdu sa clé.

Pourtant l'auteur de ces lignes ferait une distinction entre des phrases qui raconte des faits réels et des événement qu'on espère, craint, veut, exige, croit, desquels on doute etc.., qui sont pour cela hypothetique. Dans des phrases comme ça il est utile de voir que l'ancre autour duquel sont groupés les autres événement est le moment où l'événement est imaginé (raconté, douté, cru etc.) et pas le moment où il est communiqué a quelq'un d'autre.

Il a dit, qu'il l'avait fait.

Dans cette phrase quelqu'un raconte par exemple le mardi que quelqu'un a dit le lundi, que une troisième avait fait quelche chose le dimanche. L'ancre est le lundi et pas le mardi. Le plusqueparfait se référe au mardi et pas au lundi. D'autre part on distingue dans les livres des grammaires entre la concordance des temps en général et le discours indirect.

discours indirect:Elle dit, qu'il va le faire. <=> Elle a dit, qu'il le ferait.
concordance des temps:Elle croit, qu'il va le faire. <=> Elle a cru, qu'il le ferait.

Le discours indirect est seulement un cas spécial de la concordance du temps en général. En ce qui concerne l'usage des temps et des adverbs il n'y a aucune difference entre la concordance de temps en général et le discours indirect, bien qu' on doive faire une distinction entre les verbes qui demandent le conjunctivo et les verbes qui demande l'indicativo, mais dans les deux cas la chronologie des événements doivent être réspécté.

indicatifElle croit, qu'il vient.
subjonctif Elle craint, qu'il vienne.


La concordance des temps est un phénomens plus complex. La définition qu'on trouve dans beaucoup de livre de grammaire n'est pas suffisante. Correcte est la définition de la wikipedia francaise.

La concordance des temps est l’ensemble des règles de grammaire régissant dans la phrase l'accord en mode et en temps des verbes de
la proposition principale et de la proposition subordonnée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Concordance_des_temps


La séquence temporelle doit être prise en compte dans les deux cas: Si le verbe demande le subjonctif et si le verbe demande l'indicatif. En général, mais pas toujours, à un temps au mode indicatif il y en a untemps au mode subjonctif correspondant. Nous négligeons maintenant le fait que le système original en français a été modifié au fil du temps. À l'époque de Flaubert au plusqueparfait indicatif correspondait le plusqueparfait subjonctif.

Il croyait quelle l'avait fait. <=> Il craignait qu'elle l' eût fait.

Nous reviendrons sur ce sujet dans le chapitre 14, mais nous ne distinguerons pas entre la concordance de temps en génerale et le discours indirect. Le discours indirect est seulement un cas special de la concordance des temps et tout les règles qui s'appliquent à la concordance des temps s'applique aussi au discours indirect.

Le discours indirect est compliqué, puisque l'ancre, le moment où se produit l'événement décrit dans la phrase principale et autour duquel il faut grouper les événements décrits dans la proposition subordonnée peut se trouver au passé, au présent et au futur et les événements décrits dans la proposition subordonnée peuvent s'être produits avant, en même temps ou après cet ancre.

événements, on n'aurait pas besoin de tant des temps verbals au subjonctif. Le tableau ci dessous montre toutes le constellation possible à l'indicatif. La logique serait la même pour les verbes qui demandent le subjonctif.

L'action de la frase principale est au présent et l'action de la propostion subordonée...
... s'est produit avant l'action décrit dans la propostion principal
Nous ne pouvons pas aller en vacances, parce que la voiture est tombée en panne.
... s'est produit en même temps que l'action de la propostion principal
Nous ne pouvons pas aller en vacances, parce que la voiture tombe en panne.
... s'est produira après l'action de la propostion principal
Nous ne pouvons pas aller en vacances, parce que la voiture tombera en panne.
L'action de la phrase principal est au passé et l'action de la proposition subordonnée ...
s'était produit avant l'action décrit dans la propostion principale
Nous n'avons pas pu aller en vacances, parce que la voiture était tombée en panne.
s'était produit après l'action décrit dans la propostion principale
Nous n'avons pas pu aller en vacances, parce que la voiture serait tombée en panne.

Si c'est le verbe ou la conjonction qui demandent le subjonctif est irrélevant. Il faut toujours clarifier si les événements de la proposition subordonnée se sont produits avant, en même temps ou après les événements de la proposition principale et les événements de la proposition principale peuvent s'être produit au passé, au présent et au futur.

pour que + subj. 1) Je le fais pour qu'il me laisse tranquille.
verbe + subj.2) Je craignait, qu'il l' e�t fait.


Au subjonctif on ne peut pas distinguer entre simultanéité et posteriorité. Dans le cas 1) nous ne savons pas si l'autre le laisse tranquille au présent où il le laissera tranquille au futur, mais fondamentalment la logique et la même.

Le discours indirect suivent la meme logique que la concordance des temps dans le cas que le verbe qui décrit le type d'immagination demande l'indicatif.

Ils pensèrent, qu'il vient. / Ils pensèrent qu'il viendrait. / Ils pensèrent qu'il fût venu. etc.
Ils dirent qu' il vient. / Ils dirent qu'il viendrait. / Ils dirent qu'il fût venu.

Nous voyons que dans le deux cas, concordance des temps et discours indirect, nous avons les mêmes temps dans la proposition subordonnée. Le discours indirect n'est qu' un cas spécial de la concordance des temps.

Avant d'apprendre les formes du conjuntivo il est utile de comprendre pourquoi il existe pour presque tous les temps verbal à l'indicatif un temps correspondant au subjonctif. Le tableau ci-dessous montre les situations possibles et les temps verbale et mode qui correspond.

indicativo
le moment où les évenements sont imaginés est au présent le moment où les évenements sont imaginés est au passé
en même temps presente do indicativo en même temps imperfeito indicativo
avant perfeito composto do indicativo avant mais-que-perfeito-composto indicativo
après presente von ir + infinitivo après imperfeito von ir + infinitivo
conjuntivo
le moment où les évenements sont imaginés est au présent le moment où les évenements sont imaginés est au passé
en même temps presente do conjuntivoen même temps imperfeito do conjuntivo
avant perfeito composto do conjuntivo avant mais-que-perfeito-composto do conjuntivo
après presente do congiuntivo après imperfeito do congiuntivo





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